Edito de Vaison la Romaine - Buis les Baronnies

 Joli mois de mai, enfin revenu, synonyme pour tout motard du retour des beaux jours donc des belles balades à moto et cela à la fin de l’hiver, est fort apprécié de tous.

Nous voici, 17 participants et 13 motos qui ne se font pas prier pour jouir pleinement de ce week-end dont la météo est annoncée quasi estivale, la destination promet de nous ravir, la Drôme provençale offre tout ce dont a besoin le motard pour satisfaire ses goûts d’évasion, son désir de petites routes champêtres sinueuses à souhait, d’enchaînement de cols tous plus beaux les uns que les autres, d’espaces infinis et de points de vue somptueux.

Et bien tout cela nous l’avons eu grâce à la sagacité de Patrick qui n’en doutons pas n’a pas ménagé sa peine pour nous concocter ce cocktail rêvé du motard sorti de son hibernation.

Saluons quelques nouveaux et sympathiques visages : Cathy et Louis amis de Charles et Chantal l’un et l’autre étant presque Drômois (26), enfin à moitié… puisqu’ils nous viennent du 13, nous retrouvons également Roger une vielle connaissance des « Motards du Var » qui ce samedi fait son retour parmi nous, Roger, pétri d’histoire et intarissable sur celle concernant Claudius Posthumus Dardanus, fonctionnaire romain que nous retrouverons un peu plus loin au lieu-dit de « la pierre écrite »

La matinée se déroule de manière on ne peut plus agréable, entendez par là que nous enchaînons les petites routes et les cols de moyenne altitude, qui assez tranquillement nous conduisent vers des paysages enchanteurs.

A propos de petites routes, n’essayez pas de trouver sur la carte de plus petites routes, c’est inutile il n’y en a pas et c’est bien là tout le charme de nos balades à moto, plaisir des sensations que procure la pratique de la moto, mais aussi plaisir des sens que nous offre la nature tellement exceptionnelle de notre région, pour peu que l’on fasse le choix des chemins de traverse et de ce point de vue nos « ouvreurs traceurs de route » font merveille.

Petite pause-café à Moustier, faut-il encore souligner la beauté exceptionnelle de ce village classé parmi les plus beaux de France ? Eh bien oui il le faut, car ce n’est que justice et cela nous évite de tomber dans le piège facile de la banalité, jamais au grand jamais, de ces lieux nous ne serons blasés !

Direction le col de Font-Belle, double anachronisme car un col est rarement au fond et de surcroît généralement plus beau que bel, enfin foin de ces arguties langagières, c’est bien vers ce lieu de pique-nique connu d’un certain nombre d’entre nous que nous nous dirigeons après un arrêt quasi obligé au col de l'Hysope tellement la vue et l’exceptionnelle luminosité que nous offre aujourd’hui   « le pays Dignois » méritent ce moment de contemplation.

Pique-nique ordinaire dans un lieu bien reposant quoiqu’un peu frais nous ne sommes qu’au début mai, les saintes glace sont à peine passées et nous sommes tout de même près d’un col, bref il ne fait pas chaud et il est inutile de s’attarder ici, alors direction Sisteron par la très agréable route « de la pierre écrite » où un petit arrêt s’impose.

Hélas, arrêt peu agréable pour Elisabetta qui constate que sa malle arrière est restée ouverte, petite étourderie bien ennuyeuse, car comme dit BB « les trépidations de la machine…. » ont eu raison de l’appareil photos et des lunettes de vue.

Bien sûr personne ne pose la question habituelle qui ne résout rien « tu l’as perdu où ? » mais beaucoup y pensent et sans même l’avoir posée (la question, pas l’appareil et les lunettes) force est de constater que ce serait bien au lieu du pique-nique que les chers objets se sont fait la malle, il convient donc de revenir en arrière et c’est bien mieux ainsi, envisager de revenir en avant eut été plus difficile encore.

Car en effet nous sommes à cet instant plus loin que proche de ce lieu de perdition qu’est ce fameux col de Font-Belle, voilà maintenant presque ¾ d’heure que nous descendons en direction de Sisteron, qu’à cela ne tienne, vivement, un petit commando se met en place pour organiser un retour vers ce trop fameux col, mais nous y reviendrons un peu plus loin.

Elisabetta, Michel et Charles font demi-tour dans l’espoir de retrouver quelque chose sur les bas-côtés de la route, louable dessein mais les chances sont minces.

Encore un mot sur ce col qu’il faut bien qualifier de lieu de perdition, puisqu’en effet à l’automne dernier c’est précisément au même endroit, enfin presque au même endroit car si nous étions certain de la précision de l’endroit où se perdent les objets il n’y aurait plus lieu de les chercher, enfin c’est à peu près au même endroit que l’un d’entre nous l’année dernière avait aussi perdu la vis de la branche de ses lunettes, allez donc chercher une si petite vis dans un lit de pierres et de sable c’est pour ainsi dire impossible et bien contre toute attente la dite vis a bien été retrouvée, preuve que rien n’est jamais sûr et même ça c’est pas sûr, alors reste plus qu’à espérer que cette fois encore le miracle opère.

Quoi qu’il en soit la prochaine fois il conviendra avant de quitter cet endroit que chacun fasse l’inventaire de ses possessions, il y a des précédents dont il faut tirer les leçons.

Nous sommes donc sur les pas de « Claudius Posthumus Dardanus » et je vous invite si vous désirez en connaître plus sur cet illustre personnage à vous rendre sur le site Wikipédia qui de toute évidence saura vous donner toutes les infos utiles, je risquerais pour ma part de commettre quelque oubli ou erreur et comme dirait Dardanus je pourrais bien l’avoir dans …. Je sais c’est bien laid, mais il est difficile de résister à la rime fut-elle scatologique.

Tandis que notre valeureux trio de chercheurs s’affaire, le reste de la petite troupe continue la descente vers Sisteron, il commence à faire un peu chaud et c’est peut-être le moment de penser à se rincer le bec.

Et c’est au-dessus de la Durance, face à la muraille de Sisteron que nous attendons Elisabetta, Michel et Charles que nous voyons arriver hélas sans les objets perdus cette fois les recherches ont été vaines, au moins aura t’on essayé.

Continuation de notre route vers Buis les Baronnies, par une succession toujours et encore de petites routes au charme champêtre et par 4 cols pas toujours faciles à franchir du fait de la chaussée assez dégradée.

Pour certains, certaines, les kilomètres commencent à se faire sentir, la vigilance que nécessite le pilotage sur ces routes ajoute à l’impression bien réelle de fatigue, raison pour laquelle nos ouvreurs décident d’une petite pause en pleine nature, l’endroit est bucolique et vite nous redonne le tonus dont nous avons besoin pour finir l’étape.

Dernier run pour regagner notre hôtel à Buis les Baronnies, ce sera « Sous l’Olivier » que nous passerons la soirée et pourquoi pas aussi la nuit, l’endroit est agréable, les patrons sont charmants et leur cuisine mérite à tout le moins une roue d’or au guide des motards.

Ceux qui veulent dormir tôt décident d’une petite visite au village avant le repas, ceux qui sont dans la nécessité de se livrer à quelques travaux d’embellissement, feront la visite après le repas et oui parfois ces mises en chantier peuvent prendre un peu de temps.

Alain gentiment nous offre à tous l’apéritif, c’est pour lui l’occasion d’arroser sa nouvelle monture, pour nous comme le souligne Elisabetta, celle de trinquer à sa forme retrouvée et son retour parmi nous.

RAS en ce qui concerne la nuit, si ce n’est que pour beaucoup elle aura permis grâce au confort très correct des chambres de récupérer des 315 km de la veille et c’est bien là l’essentiel.

Départ 9h direction Vaison la Romaine, ville doublement intéressante par l’empreinte qu’elle a laissé dans l’histoire : les terribles inondations de 1992 dont les plaies paraissent heureusement cicatrisées et par le très important complexe d’habitations initié par les romains, mais hélas toujours à peine sorti de terre, là comme en Espagne sans doute encore la faute à la crise.

C’est à ce moment que le narrateur, devant rejoindre d’autres amis au nord de la Drôme provençale quitte le groupe, ainsi s’achève pour moi le récit de ce week-end en tous points remarquables.

 

Merci à Patrick pour l’organisation sans faille de ce périple drômois, pour le choix des itinéraires et celui de l’hôtel.

 

Jean-Yves raconteur motodidacte .               Retour Vaison la Romaine - Buis les Baronnies

 

 

Présentation du club :

... "Les Motards du Var" est une association motocycliste régie par la loi de 1901.

Créée en 2003 par Jacques Buka et Claude Marino, son siège social se situe à Bagnols en Forêt.

Cette association a pour but d'organiser des sorties et des voyages pour le plaisir de rouler entre amis.